Geneviève THIBAULT en résidence YONNE24

Geneviève THIBAULT

Une artiste québécoise en résidence à Sens

27.mars.2024
Geneviève THIBAULT
Une artiste québécoise en résidence à Sens
Geneviève THIBAULT  a été en résidence YONNE24 au sein de l‘Agglomération du Grand Sénonais du 3 mars au 1er avril 2024.

COMPTE-RENDU DE SA RESIDENCE DE CREATION !

Geneviève est originaire de Matane au Québec !

Elle a été conviée par la Maison des Jumelages et de la Francophonie en lien avec l’association Yonne Québec, en partenariat avec l’Agglomération du Grand Sénonais.

L’eau et ma démarche

En arrivant à Sens, j’ai été tout de suite attirée par l’Yonne. Après quelques jours à longer ses rives à vélo, j’ai décidé de réorienter mon projet de création autour de la thématique de la baignade et de la nage en eau libre. Il faut dire que j’habite moi-même sur le bord de la rivière Matane et du fleuve Saint-Laurent. L’été, la baignade fait partie de mon quotidien. Aussi, depuis l’intégration de l’écriture à ma pratique photographique, durant le confinement, l’eau s’infiltre dans ma poésie. Je préfère la laisser couler que d’y résister.

Le rapport au réel a beaucoup d’importance dans ma démarche artistique. Je développe une approche documentaire et incarnée de la photographie. Je documente la réalité et je le fais toujours à partir d’un point de vue très personnel. Le processus de création de mes textes est semblable dans le sens où j’y développe un propos poétique à partir de témoignages.

Dans le cadre de cette résidence, j’essaie de créer un projet universel qui puisse interpeller toutes les personnes qui s’intéressent à la relation que nous développons avec notre habitat. La baignade m’apparaît comme un moyen de faire corps avec l’environnement. Lorsque nous nous baignons, nous exposons notre vulnérabilité. Cette posture contribue à rééquilibrer les rapports de force et à transformer notre point de vue d’humain sur la nature. Elle participe également à nous réapproprier notre relation avec l’environnement. À nous reconnecter avec elle.

Nous habitons une planète d’eau et nous en sommes majoritairement constitués. Nous sommes géographiquement interrelié par l’eau. L’Yonne est géographiquement reliée à la Seine qui est géographiquement reliée à l’Atlantique et au fleuve Saint-Laurent. Dans le cadre des Olympiques de Paris, des efforts considérables sont faits pour nettoyer la Seine afin d’y tenir des épreuves de natation et d’y permettre à nouveau la baignade. Je trouve cet héritage inspirant pour la suite du monde.

L’écriture à partir de témoignages

Ma collecte de matériaux, dans l’agglomération sénonaise, se fait de différentes manières. Je discute avec des gens rencontrés lors de mes déplacements à vélo de St-Martin-du tertre à Villeneuve-sur-Yonne le long des deux rives de l’Yonne et ailleurs. Un appel à participation a été lancé dans L’Yonne Républicaine, amenant plusieurs personnes à communiquer avec moi par téléphone ou par mail. J’ai multiplié mes rencontres chez ces personnes qui souhaitaient me partager leurs histoires de baignade. On m’a invitée à l’apéro, à dîner, à prendre un café ou simplement à marcher. Ces moments dans les environnements familiers de ces personnes ont rendu possibles des échanges plus intimistes.

Les Photographies

D’un point de vue photographique, j’ai effectué des recherches dans les archives de la Ville de Sens et au CERÉP. Je dois dire que j’y ai été chaleureusement accueillie et soutenue. J’ai orienté bien sûr mes recherches d’images autour de la baignade en eau libre. J’ai identifié une cinquantaine de photographies qui m’ont toutes été fournies gracieusement dans une résolution adéquate. De plus, lors de ma collecte de témoignage auprès des particuliers, plusieurs d’entre eux m’ont partagé des photographies et des vidéos tirées de leurs archives personnelles. Je compte sélectionner un corpus d’images d’archives institutionnelles et privées qui intégrera le projet. Celles-ci entreront en dialogue avec mes propres photographies que je crée lors de mes déplacements. Il s’agit de fragments de paysages naturel tous réalisés près de l’eau. L’idée de mélanger différentes époques au sein d’une même série permet d’inscrire le projet dans une plus grande durée.

Forme envisagée

Pour le moment, j’envisage le projet publié dans un livre. Les images et les textes s’alterneront dans une approche transhistorique (en mélangeant les époques). J’accorde une grande importante à l’objet livre et à la qualité de l’impression des photographies. Pour moi, un livre est un espace d’exposition au même titre que la galerie. En plus de stimuler différents sens, je le trouve accueillant et accessible. Il se découvre très bien en pleine nature, comme sur les rives d’un cours d’eau.

Un grand merci à Geneviève Thibault pour son passage dans l’Yonne.
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